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Le monde de l’équitation classique
Saut d’obstacles
Dressage
Concours complet
Chasse
Équitation
Les disciplines olympiques de l’équitation
classique
Saut d’obstacles

La québécoise Laurie Bucci,
Photo : professionalsphoto.com |
Une épreuve de saut d’obstacles est une
compétition permettant d’évaluer la performance des chevaux et
des cavaliers dans diverses conditions sur un parcours
d’obstacles. Elle vise à démontrer la franchise d’un cheval, son
énergie, son adresse et son obéissance à l’obstacle, ainsi que
la qualité de monte de son cavalier.
Les chevaux ne sont jugés qu’en fonction de
leur performance sur un parcours dessiné d’avance. Un temps
alloué est établi en fonction de la longueur du parcours et il
doit être indiqué et respecté dans toutes les épreuves.
En saut d’obstacles, lors d’une saison de
compétition régulière, le niveau « Grand-Prix » est le niveau international le
plus élevé auquel un cavalier peut concourir. Les épreuves lors
des Jeux olympiques, des Jeux équestres mondiaux, de la Coupe du
Monde sont de niveau « Grand-Prix
».
La Fédération équestre internationale (FEI) a établi des règles
très précises quant à la description des obstacles et du
terrain. Étant donné que le saut d’obstacles est une discipline
combinant puissance et vitesse, les obstacles ne doivent jamais
excéder 1,70 m en hauteur et 2,20 m en largeur. La « rivière »,
obstacle où le cheval doit sauter par-dessus de l’eau, ne peut
excéder 5,50 m en longueur.
Tout au long de l’année, les cavaliers
cumulent des points lors de compétitions qui offrent des
épreuves de qualifications pour la Coupe du Monde (à lire «
World Cup Qualifier » ou « CSI-W » À la fin de l’année, Canada
Hippique publie les résultats et les positions de chacun des
cavaliers canadiens. L’acronyme CSI-W siginifie « compétition de saut international ». Le W
(pour « world ») désigne l’épreuve de qualification. Ces
épreuves ont lieu au Canada mais répondent aux règlements de la
FEI. Ce sont donc des épreuves internationales. Des concurrents
étrangers sont invités à y participer. C’est le cas par exemple
de l’International Bromont ou de la Classique de Blainville.
(haut)
Dressage
Le dressage a pour but le développement
harmonieux de la conformation et des moyens du cheval. Il a pour
conséquence de le rendre à la fois calme, souple, délié et
flexible mais aussi confiant, attentif et perspicace, réalisant
ainsi une entente parfaite avec son cavalier.
Ces qualités se manifestent par :

La québécoise Evi Strasser,
Athlète identifiée excellence, à Atlanta |
- La franchise et la régularité des allures ;
- L’harmonie, la légèreté et l’aisance des
mouvements ;
- La légèreté de l’avant-main et l’engagement des
postérieurs, dont l’origine est due à une impulsion
toujours en éveil ;
- La soumission au mors, sans tension ni
résistance aucune, c’est-à-dire dans une
décontraction totale.
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Le cheval donne ainsi l’impression de se
diriger lui-même. Confiant et attentif, il se livre aux demandes
de son cavalier, restant absolument droit dans tous ses
mouvements en ligne droite et ajustant son incurvation à la
courbure des autres lignes. Le rythme maintenu par un cheval
dans toutes ses allures est essentiel dans le dressage.
On recherche ces qualités lors des reprises,
une série de mouvements et d’allures obligatoires et imposés.
Elles croissent en difficulté selon le niveau et permettent de
mesurer les progrès du cavalier et de sa monture. La reprise
libre ( freestyle
ou kür) se fait
au son d’une musique choisie par le cavalier. On accorde ainsi
des notes pour l’aspect technique et artistique.
En dressage, lors d’une saison de compétition
régulière, le niveau international le plus élevé auquel un
cavalier peut concourir est également le niveau « Grand- Prix ». Lors de compétitions internationales, les reprises
de « Grand-Prix » sont
habituellement utilisées pour les participations en équipe.
C’est la FEI qui écrit les reprises. Les 25 meilleurs peuvent passer à la reprise
suivante, soit le « Grand-Prix
Spécial ». Les meilleurs résultats des deux premières reprises
sont ensuite compilés et seuls les 15 meilleurs peuvent passer à la reprise «
Grand-Prix Style libre » qui se fait au son de la
musique.
Le résultat d’une équipe est basé sur les
trois meilleures notes des membres de l’équipe. Les résultats
individuels sont calculés selon la moyenne des reprises « Grand-Prix », « Grand-Prix Spécial » et « Grand-Prix Style
libre ». La meilleure note remporte l’or, la deuxième
meilleure l’argent et ainsi de suite.
Peu importe le niveau de compétition, le
cavalier a un temps limité pour effectuer sa reprise. Il ne peut
exécuter les mouvements prescrits ni en-deçà ni au-delà du temps
pré-déterminé.
Au niveau international, les épreuves
qualificatives sont appelées CDI-W. L’acronyme « CDI » signifie
Compétition de dressage
international. Le W (pour « world ») désigne l’épreuve de
qualification.
(haut)
Concours complet

La québécoise Colleen Loach,
Athlète identifiée Élite, lors d’une épreuve de fond |
Le concours complet est né des compétitions d’adresse que les officiers de
cavalerie faisaient entre eux, question de mesurer le courage,
la rapidité et la puissance de leurs montures. Aujourd’hui, le
concours complet constitue l’événement compétitif le plus
complet. Il exige de la part du concurrent une grande expérience
des différentes facettes de l’équitation et une connaissance
précise de son cheval. De la part du cheval, il exige un degré
de compétence générale élevé, qui est le résultat d’un
entraînement intelligent, rationnel et rigoureux.
Le concours complet comprend trois épreuves
distinctes qui se déroulent sur une, deux ou trois journées
durant lesquelles le concurrent monte le même cheval pour
effectuer :
-
Une épreuve de dressage ;
-
Une épreuve de d'endurance (cross-country), qui peut
consister uniquement en un parcours de cross-country (phase
D) ; c’est le concours combiné (CIC). L’épreuve complète
(CCI) comprend les phases suivantes :
-
Phase A & C – parcours sur routes et
sentiers
-
Phase B – parcours de steeple-chase
-
Phase D – parcours de cross-country
-
Une épreuve de saut d’obstacles.
En concours complet, les niveaux sont
indiqués par le nombre d’étoiles. Le premier niveau est d’une
étoile (*) et le niveau le plus avancé est de quatre étoiles
(****). Comme le concours complet tient compte de trois épreuves
distinctes, la FEI a établi des spécifications précises pour
chacune d’entre elles : saut d’obstacles, reprise de dressage et
épreuve d'endurance.
Au niveau international, les épreuves qualificatives sont
appelées CCI-W. L’acronyme « CCI » signifie Concours complet
international. Le W (pour « world ») désigne l’épreuve de
qualification
(haut)
Les autres disciplines en équitation classique
Chasse
Les obstacles composant un parcours de chasse
doivent simuler les obstacles d’un parcours de chasse dans la
nature, tels que des clôtures, des murs de pierres, des cages à
poules, des haies de broussaille et autres. La plupart des
épreuves de chasse prévoient une hauteur maximale de 1,10 m mais
les règlements permettent aux chefs de piste de dessiner des
parcours d’une hauteur maximale de 1,40 m.
Lors des épreuves de chasse, le cheval est
jugé. Les juges s’attardent à son aptitude au saut, son style,
sa performance, son comportement, son allure et même sa
conformation dans certaines classes. On attend de ce cheval
puissance, souplesse, équilibre et surtout régularité. On
recherche également de la part du cavalier une bonne performance
et de l’élégance. L’épreuve débute à partir du moment où le
cheval entre en piste et se termine au moment où il la quitte.
On doit également présenter le cheval de chasse au trot en vue
de l’évaluation de sa condition physique (yeux, poumons et
membres).
(haut)
Équitation
Lors d’épreuves d’ « équitation », le
cavalier est jugé. Un cavalier peut se présenter avec n’importe
quel cheval qui convient à un style particulier, tel que décrit
par les exigences des épreuves d’équitation. Les épreuves
d’équitation comprennent différentes phases et c’est une
division qui comporte 3 sections distinctes : l’assiette de
chasse, l’assiette de selle et l’assiette de dressage. Au
Québec, l’équitation en assiette de chasse et en assiette de
selle sont les plus populaires.
Lors d’épreuves d’assiette de chasse,
on retrouve une phase au plat et une phase à l’obstacle. Le
cavalier doit performer également à chacune de ces phases. On
juge l’assiette et la position des mains, la position du bas de
la jambe, la longueur des étriers, la position du pied dans
l’étrier, la monte et la descente du cheval et autres détails. Lors de l’épreuve, la performance du cavalier aux trois
allures est évaluée. Le juge peut demander à certains cavaliers
d’exécuter des figures précises ou lui poser des questions. Lors
de la phase à l’obstacle, le cavalier exécute le parcours entier
à une vitesse contrôlée et une cadence rythmée. Trois fautes ou
une chute entraînent une élimination. Le juge peut ensuite
demander au cavalier d’exécuter certaines figures.
En assiette de selle, on juge
également la position générale du cavalier, la position de base,
la position en mouvement mais également la tenue vestimentaire
et les couleurs permises. Les tests peuvent être effectués
individuellement ou en groupe, dépendamment du nombre
d’inscriptions.
En assiette de dressage, le cavalier
est jugé d’après certains règlements de dressage de Canada
Hippique. Tout comme pour les épreuves d’assiette de chasse, le
juge demandera aux cavaliers d’exécuter les trois allures dans
le manège. Il pourra ensuite demander à certains compétiteurs
d’exécuter des figures précises ou leur poser des questions sur
l’anatomie du cheval, l’équipement, la régie d’écurie et autres détails. |